La Gazette de Nouvelle-France est une affreuse revue, affreuse. Elle colporte la mauvaise parole, celle qui ne flatte personne, mais n'insulte pas non plus pour compenser cette terrible tare. Cette revue est un passe-temps, un exutoire, une catharsis, choisissez l'excuse qui vous arrangera le mieux avec ce que vous vous apprêtez à lire, pour ne pas vous sentir trop coupable de parfois en rire, plutôt que d'acquiescer plus explicitement à nos suggestions. Les temps sont difficiles, on le sait : il serait trop bête de se fâcher avec son amour, ses amis, ses collègues, mieux vaut laisser retomber sur l'idée tordue, noire, mais qui sans complexe s'avouant se rachète de tout soupçon d'être malsaine, la chape de plomb de la grande attente de la mort. Après tout, qu'y a-t-il de si passionnant à un univers constitué d'une infinité de réalités pour lui sacrifier le plaisir d'une énième soirée de "détente" ? La Gazette de Nouvelle-France se prend malheureusement au sérieux, mais un sérieux si confiant qu'il rit de tout, même de sa confiance. Je vous le disais, une revue affreuse, que même la critique rend joyeuse, non parce qu'elle est bienveillante, mais parce que sa méchanceté, sa fierté hautaine, lui font désirer les petits présomptueux qui souhaiteraient lui faire part de quelque objection. Cette revue est affreuse, mauvaise lecture. Nous serons à disposition de toutes vos insultes, trolleries et autres réjouissances haineuses en tant que non-modérateurs, alors gâtez-nous. Il n'existe qu'une instance sacrée au sein de cette infime rédaction que nous constituons : tout peut être dit, pour peu qu'on y mette un peu les formes. On sauve toujours ça du naufrage d'une pensée qui se croit intéressante.
N.B. : nous recrutons.
Je suis le premier, prems donc. Espérons que je ne serai pas l'unique...
RépondreSupprimerVous êtes officiellement engagé cher Philippe.
RépondreSupprimerMerci beaucoup Cher Aymerick, et vogue la galère...
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